Mercredi 7 mai 2008

Tout paraissait si simple, pourtant... trop simple même.

Lourd.

 

Je suis tranquille, sur mon perchoir, au dessus de la porte du Da Meo. Le Da Meo, c’est la pizzeria où je bosse. Oh, un petit boulot, pas au top de mes capacités. Sûr, je vaux mieux que ça... j’me l’dis tout le temps. Je l’dis tout l’temps à tout l’monde, d’ailleurs...

 

Ce que je fais ? Ding-dong. Juste ding-dong chaque fois qu’un client entre, et j’te jure qu’il n’est pas né celui qui me traitera de cloche !

 

Enfin, revenons à nos moutons. Ce soir-là, ding-dong, ding-dong et je me retrouve nez à nez avec une grande perche d’au moins 2 m ! Une girafe dis-donc !

Comme le gus attend sa pizza, on cause un peu et j’explique que j’ai envie de voir du pays, de m’évader, de m’tirer d’là.

 

Alors, il se passe un truc pas net : le gars, Raie Noire qu’il s’appelle, il m’propose de m’remplacer, là, comme ça, direct ! Bon, c’est vrai que ça faisait des plombes que je ne parlais QUE de ça, de partir, alors bon, je pouvais difficilement refuser !

 

Soit, je m’envole. Raie Noire, lui, il s’installe. Pas au dessus de la porte, rapport à sa taille, non, juste à côté. Puis, question cloche, lui, il fait pas « ding-dong », il fait « zzzzzzzzzzz »... Enfin, comme le patron n’a pas l’air gêné, je ne me gêne pas non plus pour m’ casser.

 

Je voyage pendant des mois : je vois la ville, je fortichtopclasse dans les luna-parks, je dormiglande sur les plages, je surfiglisse sur les pistes... le pied intégral ! Sauf quelques embrouilles avec des types qui comprennent rien, ç’aurait été parfait ! Mais bon, d’embrouilles en misbrouilles et de misbrouilles en entourloupettes, j’ai quand même fini par me dire que j’étais pas mal chez moi, et je suis rentré.

 

C’est là que ça se corse : vous le croyez ou non, mais arrivé au Da méo, il y avait un monde fou ! Raie Noire était là, à la porte, il rigolait avec une dizaine de clients qui, tous, avalaient d’énormes parts de Super-mega-Da Meo-spéciale, la plus chère de toutes les pizzas à la carte ! Et quelle ambiance là-dedans : je suis entré, ils ne se sont même pas retournés !

 

Quand le patron m’a vu, il m’a tapé dans le dos et m’a dit : « Désolé p’tit gars, mais ton copain, là, il nous remplit la boutique tous les soirs... pis toi, avec la clientèle, c’est vrai que c’était pas ça alors, tu comprends... »

 

Je ne l’ai pas laissé finir : j’ai tourné les talons et j’ai quitté la place. J’étais Vé-nerf ! Les boules ! Je me suis posé sur un banc, pas loin, et j’ai senti les larmes me monter aux yeux... le vent sans doute. A ce moment là, j’ai relevé la tête et Raie Noire était là, devant moi. Il m’a juste dit « viens ». Moi, j’ai répondu « non ».

 

-          « Allez, s’il te plaît, viens avec moi, je vais te présenter des tas de copains ! »

-          « Tes copains, ils ne veulent pas de moi, faut te faire un dessin ? »

-          « Attends, c’est pas vrai... bon, comme cloche, t’es nul, c’est vrai, mais... »

-          « mais ? »

-          « Ben y paraît qu’ t’aurais vécu des tas de trucs dingues, là-bas, dans tes voyages... Et nous, on aimerais bien que tu nous les racontes, tu vois, histoire de changer de l’ordinaire... »

-          « Sans rire ? Tu veux que je revienne ? Et le patron dans tout ça ? »

-          « ben en fait, c’est son idée... il y a encore un grand vide au dessus de la porte, et un condor aventurier, ça serait pas mal pour appâter le chaland... »

 

C’est comme ça que j’ai changé de boulot. Aujourd’hui, le Da Méo s’est agrandi et a changé de nom, il s’appelle maintenant « Chez Quetzalito, le condor voyageur », ce qui est vachement original pour une pizzeria. Raie Noire et moi, on est inséparables, sauf quelques mois par an, quand je m’envole pour refaire le plein de nouvelles aventures à raconter à nos clients.

 

par Laurence publié dans : textes et historiettes pour les enfants
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Mercredi 7 mai 2008

Plus qu’une semaine avant la mer. Un voyage préparé depuis des mois, un rêve. Dans la malle, entre les pelles, les seaux, les maillots de bain et les raquettes en plastique, on trouve les espoirs, les projets et l’impatience des vingt-sept enfants de la classe.

 

Parmi eux, Medhi. Un dur. Pas le dernier pour les bêtises, non, plutôt un expert en la matière. Enfin, d’habitude, parce que ce matin, Medhi se tient à carreaux. Madame Josette l’a prévenu : encore une idiotie, une seule, et il reste ici : la mer tout entière, avec dunes et digues, lui file sous le nez.

 

Au début de la récré, tout se passe plutôt bien. Puis Medhi voit Jean-Christophe et Pablo face à face. Jean-Christophe crie « rends les moi ! », Pablo rétorque « tu me les as données ! »

 

Discussion, dispute, insultes.

Empoignades.

 

Medhi, lui, il sait bien que Jean-Christophe a donné hier ses billes bleues à Pablo. Même que c’était pour le dédommager de la voiture de pompiers qu’il lui avait cassée. Medhi voit bien  que Jean-Christophe essaie de profiter de ce que Pablo est plus petit, plus faible, pour le voler. Medhi n’aime pas l’injustice.

 

Alors, quand Pablo se prend un coup sur le nez, Medhi bondit. Sans réfléchir. Pas pour faire mal, non, juste pour empêcher ça, pour équilibrer les forces, pour rétablir la vérité.

 

Hélas, trois fois hélas, Madame Josette a tout vu. Elle avait prévenu. La sentence tombe, sévère, inéluctable :

 

-          « Tu restes ici. Maintenant, c’est sans discussion.»

 

Alors Medhi, d’ordinaire si sûr de lui, si audacieux,  Medhi, le caïd de la cour, ne discute pas.

 

Il rétrécit : il est petit, tout petit, incapable de se défendre.

Il n’est rien du tout.

 

Une grosse larme roule sur sa joue droite, une autre sur la gauche. Son cœur gonfle, gonfle, et explose en un torrent salé. Bientôt, le torrent se fait océan, les larmes se font vague et écume, et Medhi nage, doucement.

 

Il flotte, il vogue, il se laisse porter par les flots. Léger comme une brindille, il se souvient : les vacances, le soleil, la mer et bonne-maman. Bonne-maman qui sentait bon la gaufre. Bonne-maman qui lui disait « reste calme, mon petit, tout va s’arranger » de sa voix chaude et sucrée. Comme les gaufres.

 

Alors Medhi ouvre les yeux. Il est calme et serein. Il sait ce qu’il doit faire. Lentement, il s’approche de Pablo et Pablo l’entoure de son bras. Ensemble, ils appellent Jean-Christophe. Tous les trois discutent. Longuement. Puis ils se séparent. La cloche sonne la fin de la récréation et en silence, ils se rangent.

 

C’est plus que rare : Madame Josette n’en revient pas ! De retour en classe, il y a une drôle d’atmosphère ; comme un poids sur le cœur de chacun. Jean-Christophe lève le doigt :

 

-          « Madame, je voudrais vous parler. »

 

Et il parle, il explique : tout, les billes bleues, le petit Pablo, l’intervention de Medhi. Il a du courage, Jean-Christophe, tout le monde est en admiration. Même Madame Josette.

 

-          « Je dois réfléchir à tout ça », finit-elle par conclure. « Nous en discuterons demain ».

 

Quand la cloche sonne la fin de la journée d’école, Medhi est content. Il a deux nouveaux amis. Il a grandi.

 

Il a gagné.

par Laurence publié dans : textes et historiettes pour les enfants
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Mercredi 7 mai 2008

La sorcière Sorciflette a perdu ses lunettes ;

Sans lunettes, comment retrouver sa baguette ?

 

La sorcière Sorciflette ne trouve plus sa baguette ;

Sans baguette, comment préparer la potion ?

 

La sorcière Sorciflette n’a pas bu sa potion ;

Sans potion, comment retrouver la raison ?

 

La sorcière Sorciflette a perdu la raison ; 

Tout ça l’embête ; elle en perd la tête !

 

- Sorcière Sorciflette, tu n’as plus toute ta tête ;

Mais sans tête, comment retrouver tes lunettes ?

 

 

 

La sorcière Sorciflette a perdu ses lunettes ;

Sans lunettes, comment retrouver sa baguette ?

 

par Laurence publié dans : textes et historiettes pour les enfants
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Mercredi 7 mai 2008

Epigon Ier a de gros soucis.

Le métier de roi, pour lui, c’est fini !

Ses ministres ont dit : on veut tout changer ;

Plus de roi ici, vive la liberté !

 

Epigon Ier se gratte la tête :

Comment avouer à sa Marinette,

A sa reine chérie, à son grand amour,

Qu’il n’est plus monarque, qu’il n’a plus de cour ?

 

Que pour elle et lui, c’est bien terminé,

Les fêtes et les bals aux marches du palais.

Que la vie de château, les belles limousines,

Vont se transformer en deux-pièces cuisine.

 

Son valet lui dit : « Cherche le courage

Dans les forêts vierges, dans les marécages,

Tu en trouveras sous forme de graine,

Et tu oseras affronter la reine ! »

 

Epigon Ier saute alors en selle,

Il chevauche longtemps, pensant à sa belle.

Il arrive de nuit, près d’une haute tour

Lugubre et terrible... il traverse la cour.

 

Il frappe à la porte, bien que son bras tremble.

Il entend au loin le son d’un pas ample.
La porte s’ouvre enfin, crissant sur ses gonds

Et il aperçoit un drôle de dragon.

 

L’air plutôt jovial, soufflant la fumée,

L’animal lui dit : « C’est bon la purée !»

Epigon Ier se redresse et dit :

« Bien l’bonjour mon brave, bonne après-midi ! 

 

Est-ce bien ici, ou dans les parages,

Qu’on trouve à foison les graines de courage ? »

« Que nenni, mon roi, répond le dragon,

« ni graines ni fleurs dans les environs ! »

 

Epigon Ier, déçu, remercie

L’animal cornu d’une façon polie,

Puis tourne le dos et s’en va plus loin

Chercher pour sa belle le précieux butin.

 

Après quelques jours, il atteint un gouffre.

Son cheval s’arrête, piétine et souffle.

C’est que pour passer, il n’y a qu’un pont,

Un pont pas plus large qu’un petit mouton...

 

Epigon Ier saute de cheval :

Il ira à pied vers son idéal !

De l’autre côté s’ouvre une caverne,

Le roi fait un pas avec sa lanterne.

 

Tout au fond du trou tremblote une ancêtre,

Epigon s’incline, le nez sur les guêtres.

Puis il ose enfin le fameux refrain :

« Où trouver, Madame, du courage en grains ? »

 

« Du courage, petit », lui répond la vieille,

« Mais pour arriver jusqu’à mes oreilles

Il t’en a fallu plus que tu ne penses : 

Il est dans ton cœur, pas dans une semence ! »

 

Epigon Ier réalise alors

Combien son périple l’a rendu plus fort.

Dès lors il n’a plus qu’une idée en tête

Courir ventre à terre vers sa Marinette.

 

Lui avouer tout,

Et dans ses bras doux,

Profiter des jours

Et de leur amour.

 

par Laurence publié dans : textes et historiettes pour les enfants
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Mercredi 7 mai 2008

Elle m’a croquée, la belle.

Je voulais crier, partir, me débattre. Par trois fois j’ai roulé au sol.

Par trois fois la marâtre m’a ramassée.

 

Elle m’a croquée, la petite.

C’est que je ne suis qu’une pomme.

Peau lisse, chair blanche et odorante.

 

Elle m’a croquée, la gentille.

Autrefois si douce, je ne suis plus qu’un piège.

Un attrape-gourmande-aux-belles-lèvres-rouges.

 

Elle m’a croquée, la pauvrette.

Et elle est tombée raide, sur le seuil.

Au pas de cette porte qu’elle ouvrait en confiance.

 

Elle m’a croquée, la blanche.

Je suis tombée à ses pieds, abandonnée de tous.

Mon rôle s’arrêtait là.

 

Elle m’a croquée, la pâlotte.

Entre les herbes, je vois des choses.

J’en vois, surtout, les extrémités.

 

Elle m’a croquée, la gisante.

J’ai vu quatorze godillots fouler la terre, tristement.

J’ai vu se poser au sol un cercueil de verre.

 

Elle m’a croquée, la ressuscitée.

J’ai vu quatre sabots ferrés d’or s’arrêter net devant moi.

J’ai vu deux magnifiques bottes, si cirées que je m’y suis mirée.

 

Elle m’a croquée, l’amoureuse.

J’ai entendu un doux baiser ;

J’ai vu ses pieds menus danser à nouveau dans la prairie.

 

Elle m’a croquée, la princesse.

Je les ai vus, les quatre sabots, emporter, si proches, bottes et escarpins.

J’ai vu les quatorze godillots sauter de joie.

 

Elle m’a croquée, la Blanche-Neige.

Hier pomme, je suis aujourd’hui pommier.

Mes racines racontent son histoire.

 

Et de mes fruits, le poison a fui.

par Laurence publié dans : textes et historiettes pour les enfants
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Mercredi 9 avril 2008


Pour commencer, quatre heures de séduction, d'esbrouffe, d'éclats et de négociations.
Quatre heures de craie et d'éponge. Quatre heures de classe.
Nous étions seize. Seize avec moi.

Pour suivre, le marché aux puces, les oeufs au plat, les tas de loques, le café fort.
50 centimes la jupe, dommage qu'elle soit trop petite.
50 centimes le pantalon, dommage qu'il ne soit pas terrible.

Plus tard, le bouquiniste.
Transformez votre stress en béatitude. (Je n'aurais jamais cru que. Mais, si, voilà.)
J'ajoute : Aux petits maux les bons remèdes et Violences à l'école, état des savoirs.
Il y a une logique.

Ensuite, le grand magasin de bricolage.
Repeindre un fauteuil. Trouver le ton juste pour nos futurs murs, le bon pinceau.

Mon sac devient lourd.

Vient alors le tram. 
Gens en masse, c'est l'heure ; mes sacs à mes pieds, se sont renversés.
Une main courante rencontre la mienne.

De l'autre, déséquilibrée, la méthode yogi. (Si.)

Ce n'est pas fini :
Je sors du tram et me débarasse de 870 grammes de disques à la médiathèque.
J'en reloue un bon kilo.

Mal au dos.

Retour chez moi.
Bulles de joie, étincelles de pureté, pépites de tendresse : tout ça sort des 85 centimètres du plus petit de mes deux amours.
Tout de suite.
Mes pieds sont encore sur le paillasson.

Plus loin, derrière l'écran bleuté, des soucis.
Je donne mon avis. Discussion.
Ca a l'air  douloureux et je ne fais rien.
Je rêve d'effacer tout ça ... mes sourires glissent.
Je ne trouve pas les mots.
Ce serait peut-être plus simple si c'était de ma faute.

De mon sac, je ne sors pas le mode d'emploi pour la béatitude.

Le reste, la suite, c'est la vie. Baignade et dîner, mini jeux drôles et doux, historiettes et rigolades.
Drôles de choses lues sur la toile.
Ici et maintenant, des mots dans les doigts ; d'autres dans les oreilles.

Le mercredi, c'est la petite journée.


par Laurence publié dans : dans la vie
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Mardi 1 avril 2008






















dans mon quartier (5)
- tu devrais vraiment arrêter de fumer tu sais, ce n'est pas bon et puis, c'est terrible ce que tu sens mauvais de la bouche !

Salut !

Dites, là, à droite de ce que vous lisez en ce moment, il y a des albums de photos, n'est-ce pas ?

Normalement, et si tout se passe comme prévu, chaque photo peut être agrandie... s'ouvre alors une jolie fenêtre sans rideaux de dentelles mais à travers laquelle on voit chaque image sur-titrée et sous-commentée.

Bien, alors voilà :

Les titres sont relativement réalistes ; en général, ils disent soit où a été prise la photo, soit comment, à moins qu'ils ne désignent que son objet.

Pour les commentaires, c'est une autre affaire... il est fort probable que leur sens ne vous échappe parfois... ou pas. En fait, je n'en sais rien, et c'est bien pour ça que j'ai envie de m'expliquer ici.

Le fait est que je me suis livrée à un petit exercice "cerveau gauche-cerveau droit" pour les écrire, ce qui, parfois, est facile et parfois, pas du tout. Dès lors, et compte tenu du fait que je suis également restreinte par les limitations techniques de mon ordinateur, toutes les photos ne sont pas encore commentées, ce dont je m'excuse et ce à quoi je tente de remédier.

Bon, venons en au fait, je sens que je m'égare : c'est quoi encore que cette histoire de cervelle... Et bien, c'est un truc fabuleux que j'ai découvert à travers une méthode pour apprendre à dessiner. En gros, et de manière vulgaire, le cerveau gauche, c'est celui du code : il interprète tout ce qu'il perçoit à la lumière de ce qu'il sait, des codes qu'il a intégrés (comme le langage, les bonnes manières, les signes d'écriture, les rituels, la politesse, le code de la route, j'en passe et des meilleures). Le cerveau droit, en revanche, c'est celui de la perception pure. Il n'interprète pas, il voit. Il ne traduit pas, il reproduit à l'identique, il est dans le ressenti direct, dans la sensation.

 Un exemple ? Vous vous souvenez de "what's on a man's mind ?" ce dessin (ci-dessous) montrant, soit Sigmund Freud, soit une pin-up sans vêtements allongée lascivement, l'un ou l'autre perceptible selon l'angle sous lequel on regarde ? Et bien, disons que, si au moment où on vous met le dessin sous les yeux vous sortez de chez votre psychanalyste, il y a peut-être une chance que vous aperceviez Sigmund d'abord, avec votre cerveau gauche en pleine action, évidemment, mais que ce dernier vous enverra plutôt la jolie dame si vous abordez difficilement votre énième mois d'abstinence ! Par contre, pour effectuer le basculement vers le cerveau droit, et donc voir "l'autre", le dessin pour vous caché jusqu'alors, il vous faudra sans doute, au départ, quelques d'efforts...

Et bien, pour commenter certaines de mes photos, c'est ce que j'ai essayé de faire : "basculer" en mode droit. Le vide entre les objets, la couleur, les éléments de détails anthropomorphes, la forme des ombres deviennent alors les sujets. Ce sont eux que j'interprète et non plus l'objet photographié.

Bon, voilà, c'est mon jeu, et si ça vous plaît pas, c'est pas grave... néanmoins, si quelqu'un veut jouer avec moi, il y a toujours moyen de poster un commentaire sur chaque photo. A mon avis, il y a autant de "visionnages" possibles que d'individus...

Allez, à bientôt !

LSG
 
par Laurence publié dans : à propos des photos et des mots
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Lundi 31 mars 2008

Bien...
Il me semble que voilà le moment de parler de moi ;
de ce que je fais là ;
avec mes petits mots et mes petites photos...

C'est une longue histoire, bien sûr : elles le sont toutes.
Je ne vais pas m'étendre. Enfin je vais essayer parce que la concision, ce n'est pas mon fort.

Disons juste qu'au départ, je fais des photos et j'écris des choses pour moi, parce que ça me fait du bien et parce que je ressens beaucoup de plaisir lorsqu'ensuite, je regarde ces photos faites ou que je lis ces mots écris. C'est un peu nombriliste, hé oui.

Ensuite vient le moment ou je montre mes images à mon tout-proche en insistant tellement sur celles que j'aime qu'il est vigoureusement invité à me dire qu'il les aime aussi. Si d'aventure je sens qu'il n'aime pas trop, je suis déçue, forcément.

Notez que les écrits, c'est différent, c'est plus intime. La plupart du temps, absolument personne ne lit rien et soit je fourre tout dans les sacs jaunes de recyclage du papier, soit je garde des vieux carnets, voire des feuilles de blocs, dans des tiroirs jamais ouverts .

Puis voilà qu'un jour, je reçois une invitation pour un truc nommé "facebook". Au départ, des amis avaient des photos de moi, dans des fêtes, et m'invitaient à les voir. Ce que je fais. Pour cela, la condition essentielle du site, pour être autorisé à regarder, est d'être soi-même inscrit . C'est un peu comme un club privé de gens qui veulent rendre leurs photos publiques, mais pas trop.

Vu que j'étais là-dessus, j'ai pris le parti de montrer mes photos. Mais j'étais embêtée : il y avait là des photos de gens, d'amis, que je ne voulais pas que tout le monde voie, ne serait-ce que pour respecter leur vie privée (et, par là, les garder comme amis, ce qui n'est pas négligeable). Il y avait des photos de moi, de ma famille, que je ne voulais pas que tout le monde voie pour que soit respectée notre vie privée à nous, et il y avait le reste.

Ce reste, c'étaient les photos que (je commençait à l'assumer) j'aurais bien aimé que tout le monde (enfin, c'est une façon de parler) puisse voir. Faut savoir que sur facebook, on n'a pas beaucoup le choix, on est "in", ou "out", c'est comme ça.

Finalement, je me suis dit que le mieux, ce serait de me créer quelques pages où poster mes photos "publiques".

Nous y sommes, elles y sont aussi.

Quand aux textes, et bien, ça viendra, je suppose... j'espère.

Si, d'aventure, un visisteur avait quelque chose à me dire, et bien, ça me ferait plaisir aussi.

A bientôt.


par Laurence publié dans : général
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